26.10.2008

Rumba

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Je l'attendais avec impatience, celui-là. Et j'ai pas été déçu. Loufoque, burlesque, coloré, dansant, triste, drôle - y a du Keaton et du Tati là-dedans. Certaines scènes sont incroyables, les acteurs sont extra, avec leur gueules pas possibles - j'ai un faible pour Fiona qui me fait penser à Kati Outinen, l'actrice fétiche d'Aki Kaurismaki. Et je sens que je vais y retourner ...

24.10.2008

Ceci n'est pas un programme de télévision

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Je ne suis pas un grand amateur de télévision, mais depuis quelques jours je reste scotché de longs moments devant mon écran, au grand dam du reste de la famille. Un nouveau canal, le 129, est apparu sur le bouquet FREE, avec des petits films entrecoupés du message "Ceci n'est pas un programme de télévision". C'est calme, avec de belles images, du silence, ou de la musique douce, rarement des paroles, c'est parfois un peu space, mais qu'est-ce que ça repose à côté du brouhaha des 150 autres chaînes.

En fait, il s'agit de Souvenirs from Earth, une chaîne allemande qui diffuse en boucle des films vidéos d'artistes*, vous savez, ces films que l'on voit parfois dans les musées sur des télés posées à même le sol (mais que l'on ne regarde jamais). Là, dans mon salon, ça prend une toute autre saveur, c'est assez fascinant, pas toujours très réussi, mais tellement relaxant ...

* il existe depuis plus longtemps une chaîne équivalente sur les autres bouquets : Art Channel

22.10.2008

Wilmes & Mascaux

Dudelange, ville industrielle de 18000 habitants au sud du Luxembourg - ancienne cité sidérurgique (il reste une usine), ville d'accueil pour de nombreux émigrés italiens fin XIXème et début XXème, portugais plus récemment. A Dudelange, il y a un centre culturel assez actif, avec du théâtre, pas mal de concerts (beaucoup de jazz, mais aussi par exemple, le 5 novembre, la country mélancolique de Lambchop). Il y a aussi le Centre National de l'Audiovisuel luxembourgeois, et deux lieux d'exposition.

On se rend dans le premier, le Centre d'Art Nei Licht pour voir le travail des belges Wilmes & Mascaux. C'est dans une grande maison, il faut connaître parce qu'il n'y a pas d'indication, les abords sont en travaux. A l'intérieur, c'est le grand désert, on déambule au rez-de-chaussée où se trouve le musée municipal, mais c'est au premier étage que ça se passe.

Christine Wilmes et Christian Mascaux voyagent un peu partout dans le monde à la recherche de "paysages chaotiques", de lieux "abandonnés, perdus, oubliés de tous, en rupture avec le temps". Il en ramènent principalement des photos, mais aussi des vidéos, du son, des textes, qu'ils présentent lors d'installations. Ici, c'est "distantParadise", le résultat de leur pérégrinations dans le sud des Etats-Unis. D'immenses tirages couleurs de leurs photographies sont accrochés aux murs. Certaines seules : 

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d'autres associées :

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Je trouve cette ambiance de fin du monde qui se dégagent des photos assez fascinante. Il faut qu'ils viennent faire un tour dans dans la région de Dudelange (ou de Thionville), ils devraient trouver des coins à leur goût.

photo_expo_hornard.jpgOn se rend ensuite pas loin de là, à la gare de Dudelange où se trouve le Centre d'Art Dominique Lang. Ici, c'est une autre artiste belge, Myriam Hornard qui dans une installation composée de divers objets expose une partie d'elle-même (ça s'appelle "Normality is a terror" ou "Your private sphere has never been private", je ne sais pas trop). Il y a là beaucoup de choses (beaucoup de travail) : oeufs sculptés, appliques de lampes murales, dessins cousus, coquillages, des poils un peu partout, ... Je reste un peu sceptique.

Les deux expositions se terminent le 31 octobre. De 15h à 19h sauf le lundi. Entrée libre.

16.10.2008

Dr. Feelgood

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1975, Londres. Le paysage rock est devenu bien apathique, rempli de dinosaures et de groupes "progressifs" qui veulent écrire des symphonies ... Un jeune groupe vient bousculer un peu tout ça avec des vieux rythm'n'blues basiques et energiques. Dr. Feelgood est emmené par un chanteur déchainé, Lee Brillaux, et un guitariste fantasque, Wilko Johnson. Rien de bien original dans leur musique, ils refont ce que les Rolling Stones faisaient en 64, mais le moment est bien choisi : eux, ils ont la pêche et se retrouvent sur le devant de la scène.

Quelques mois plus tard, les punks les remercieront pour avoir montré la voie : des chansons de deux minutes trente, trois accords, de grosses guitares : le rock c’est pas plus que ça. Mais pour eux, c’est déjà le début de la fin. Wilko Johnson quitte le groupe en 77. Doctor Feelgood continue, mais fait de moins en moins parler de lui.

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Je les ai vu en 89 (presque 20 ans, ça ne nous rajeunit pas !). Déjà à l’époque, c’était un groupe sur le retour avec un répertoire beaucoup plus blues. C’était dans une toute petite salle à Thiers dans le Puy-de-Dôme (!), on devait être une petite centaine dans la salle. Je ne me souviens pas de grand-chose de ce concert, mais quand même d’avoir passé un bon moment – Lee Brillaux était un sacré performer (il est décédé depuis).


Le groupe existe toujours et continue de tourner. Ils seront au 112 à Terville le 22 octobre. Personellement, je ne comprends pas trop l'intérêt de faire passer ce groupe de quinquas qui n’a pas sorti de disque depuis des années et dont aucun membre ne fait partie du groupe originel. Rien de bien excitant ! Pour les nostalgiques, mieux vaut se consoler en écoutant leur live de 76 "Stupidity" ou en regardant la vidéo ci-dessous :

15.10.2008

Feux

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Premier spectacle de la saison au Théatre en Bois, "Feux" est une suite de trois courtes pièces de l'allemand August Stramm écrites avant la première guerre mondiale. Nous avons droit à du théâtre haut de gamme : mise en scène, acteurs, tout est parfait. Mais difficile de rentrer dans l'univers brutal et désespéré de l'auteur, les répliques hachées, ponctuées de cris, presque du théâtre expérimental ... La première pièce est peut-être la plus accessible, une ambiance glauque, des personnages rudes ("rudimentaire" est le titre de la pièce), on hésite entre le rire et le dégoût, mais on n'arrive nulle part. La deuxième pièce, courte, abstraite, trop abstraite, je suis passé complètement à côté. La troisième, une femme folle, un mari au désespoir, deux jeunes gens perdus eux aussi, ils se croisent, s'entrecroisent, ça devient long, on a envie qu'ils en finissent ...

Jusqu'au vendredi 17 octobre. www.cdtl.fr (photo : Marie-Christine SOMA)

14.10.2008

Appel à création

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L'exposition "Des tonneaux et des pinceaux" a eu lieu il y a deux ans avec des créations en forme de "fond de tonneaux" et en hommage au peintre Remy Kayl. L'affiche (ci-dessus) était plus belle que l'exposition. Cette initiative du SMVT, Syndicat Mixte à Vocation Touristique, du Pays des Trois Frontières est rééditée en 2009, avec cette fois-ci pour influence l'oeuvre du nancéen Emile Gallé et pour thème la nature du Pays des Trois Frontières. Les artistes locaux, amateurs ou professionels, sont donc appelés à plancher sur le sujet pour une expo qui aura lieu au mois d'avril prochain. Pour ceux que cela intéresse, une réunion d'information aura lieu au Centre Culturel Jacques Brel le jeudi 6 novembre à 18h30. Contact : 03.82.53.88.01 ou tourismetroisfrontieres@wanadoo.fr.

13.10.2008

Illustrateurs

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Très belle exposition jusqu'à dimanche à l'Espace InVitro : la Bibliothèque Municipale de Thionville présente dans le cadre de "Lire en Fête" les dessins de Sacha Poliakova, illustratrice de livres pour enfants. Des animaux, des paysages, des bâtiments étranges, un univers de contes modernes, comme dans le livre "La Cité des Oiseaux" (texte de Danièle Fossette). Il y a aussi un livre où elle écrit les textes, de petits poèmes en prose, "Un Million de Poissons Rouges", superbe.

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Autre illustrateur (et auteur) de livres pour enfants, beaucoup plus connu : Tomi Ungerer. Une grande exposition au Château de Malbrouck pour clore le cycle sur le "Merveilleux". Je ne l'ai pas encore vue - on en reparle.

08.10.2008

Festival du Film Arabe

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La 19ème édition du Festival du Film Arabe de Fameck a débuté aujourd'hui. Ce festival est devenu au fil des années un des événements culturels majeurs de la région : une trentaine de films, une foule d'invités (réalisateurs, acteurs, ...), des specatcles, des expos, une librairie, une boutique, la possibilité de manger des spécialités du Maghreb sur place, ... Et surtout la richesse du cinéma arabe aujourd'hui en font un festival de qualité : on aura l'embarras du choix entre les nombreux films sortis récemment (Les Citronniers, Le sel de la mer, Francaise, Whatever Lola wants, ...) et les films en avant-première. Et puis cette année, le festival se consacrera plus particulièrement au cinéma égyptien, avec bien sûr un hommage à Youssef Chahine en 4 films.

Jusqu'au 19 octobre. http://www.cinemarabe.org

06.10.2008

Malick Sidibé

Une star de la photographie exposée à Thionville, ce n'est pas tous les jours, et il faut pas louper ça ! Malick Sidibé est réputé pour ses portraits en pied qu'il réalise depuis 1962 dans sa boutique-studio de Bamako, au Mali. Il est aussi connu pour ses photos de la vie nocturne de sa ville.

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Une vingtaine des ses clichés sont actuellement montrés au Centre Jacques Brel, et on est, comme toujours, scotché par la manière qu'il a de capturer l'image de ses modèles - de ses clients. On sent comme un lien fort qui a dû se nouer au cours d'une simple séance photo. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si on le surnomme "l'Oeil de Bamako" (voir ici l'artiste parlant de son travail- à noter : sa bonne humeur !). Moi, je suis fan.

Bon, on va me reprocher de parler de la "star", et d'oublier les autres artistes de cette exposition nommée "L'Afrique Autrement". Présentés par la galerie "Le Musée des Arts Derniers", qui a pour vocation de promouvoir l'Art Africain contemporain, il y a des sculpteurs, des peintres, des photographes. Mais rien qui m'ai vraiment accroché, à part les trois toiles d'un certain "Chiko" du Zimbawe, dans un style proche de Basquiat.

 "L'Afrique Autrement" - jusqu'au 24 octobre - du mardi au dimande de 14h à 18h - Entrée libre - Centre Culturel Jacques Brel, Place de la gare, Thionville.

Séraphine

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En bon amateur d'art brut, j'apprécie beaucoup la peinture de Séraphine de Senlis, cette femme de ménage du début du siècle dernier, sujette à des crises de folie et qui se mit à peindre seule, sans formation, sous l'emprise de "voix" venues du ciel. Ce n'est pas une raison suffisante pour aller voir un film qui lui est consacré, encore moins pour l'apprécier.

Mais là il s'agit de Yolande Moreau, que j'avais beaucoup aimé dans son premier film en tant que réalisatrice "Quand la mer monte" et qui est formidable ici (tout comme l'autre rôle principal, Ulrich Tukur). On est loin des "biopics" habituels, c'est lent, presque contemplatif. Et c'est une drôle d'histoire : celle de la femme qui peignait ceci :

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