16.11.2008

Les Grandes Personnes

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Un petit film de vacances intimiste, sur une ile en suède, un petit goût de Rohmer. Un père (Darroussin toujours aussi excellent, encore dans un rôle de grincheux coincé) et sa fille de 17 ans, deux femmes. C'est léger, d'aucuns diront que c'est "gentil", moi j'ai trouvé ça touchant.

26.10.2008

Rumba

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Je l'attendais avec impatience, celui-là. Et j'ai pas été déçu. Loufoque, burlesque, coloré, dansant, triste, drôle - y a du Keaton et du Tati là-dedans. Certaines scènes sont incroyables, les acteurs sont extra, avec leur gueules pas possibles - j'ai un faible pour Fiona qui me fait penser à Kati Outinen, l'actrice fétiche d'Aki Kaurismaki. Et je sens que je vais y retourner ...

08.10.2008

Festival du Film Arabe

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La 19ème édition du Festival du Film Arabe de Fameck a débuté aujourd'hui. Ce festival est devenu au fil des années un des événements culturels majeurs de la région : une trentaine de films, une foule d'invités (réalisateurs, acteurs, ...), des specatcles, des expos, une librairie, une boutique, la possibilité de manger des spécialités du Maghreb sur place, ... Et surtout la richesse du cinéma arabe aujourd'hui en font un festival de qualité : on aura l'embarras du choix entre les nombreux films sortis récemment (Les Citronniers, Le sel de la mer, Francaise, Whatever Lola wants, ...) et les films en avant-première. Et puis cette année, le festival se consacrera plus particulièrement au cinéma égyptien, avec bien sûr un hommage à Youssef Chahine en 4 films.

Jusqu'au 19 octobre. http://www.cinemarabe.org

06.10.2008

Séraphine

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En bon amateur d'art brut, j'apprécie beaucoup la peinture de Séraphine de Senlis, cette femme de ménage du début du siècle dernier, sujette à des crises de folie et qui se mit à peindre seule, sans formation, sous l'emprise de "voix" venues du ciel. Ce n'est pas une raison suffisante pour aller voir un film qui lui est consacré, encore moins pour l'apprécier.

Mais là il s'agit de Yolande Moreau, que j'avais beaucoup aimé dans son premier film en tant que réalisatrice "Quand la mer monte" et qui est formidable ici (tout comme l'autre rôle principal, Ulrich Tukur). On est loin des "biopics" habituels, c'est lent, presque contemplatif. Et c'est une drôle d'histoire : celle de la femme qui peignait ceci :

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29.09.2008

A swedish love story

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Pour amateurs de curiosités cinématographiques.

Sorti en 1970, "A swedish love story" est le premier film du jeune Roy Andersonn qui se fera remarquer par la suite avec des films décalés et bizarres comme son récent "Nous, les vivants" que l'on a pu voir en début d'année à Thionville. Ici, c'est un film plus académique, avec une vraie histoire, et des personnages que l'on suit du début à la fin. Mais déjà le réalisateur ne peut faire tout comme les autres : cela commence d'ailleurs avec des hurlements, ce film s'annonce comme un cri. C'est une histoire d'amour entre deux jeunes gens qui ont à peine 15 ans - l'âge d'adolescence est superbement montré. Et puis il y a autour d'eux l'absurdité du monde des adultes, qui vient comme en contraste. Les personnages sont filmés au plus prés, comme du cinéma vérité, et on ressent comme un vertige dans ces longues scènes où l'auteur dissèque (avec humour quand même) la vacuité de nos existences de grandes personnes ... 

22.09.2008

Be Happy

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Voici un drôle de film. Ca commence, ça a l'air chiant, avec cette fille qui se fait appeler "Poppy", qui a toujours le sourire aux lèvres, qui n'arrête pas de faire des mimiques, genre Louis de Funés, une anglaise qui boit des bières en hurlant avec ses copines ...

Et puis sa bonne humeur devient communicative, il y a des scènes extraordinaires (les premières leçons d'auto-école, le cours de flamenco), on en devient presque amoureux. C'est parfois un peu simplet, ou ça part en vrille (la rencontre avec le SDF dans une usine désaffectée), mais on oublie tout ça et on prend son pied !

15.09.2008

Le silence de Lorna

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Ca fait toujours un peu peur d'aller voir les films des frères Dardenne. Des sujets glauques, un cinéma rèche, noir, sans musique, sans humour, sans explications, dans une Belgique sinistrée économiquement ... Pourtant j'ai adoré "La Promesse", "Le Fils", mais je n'ai pas réussi à aller voir "Rosetta" et "L'Enfant", leurs deux Palmes d'Or. Pour celui-là, j'ai dû me forcer un peu pour y aller.

C'est toujours aussi peu avenant, on suit cette fille au quotidien dans une histoire horrible qui finit petit à petit par la dépasser. Et pourtant, on finit scotché à son fauteuil - j'ai lu quelque part que les frères Dardenne faisait du "supense social" - c'est vrai qu'on se laisse prendre par cette histoire à rebondissements, par cette actrice surprenante, par cette vie filmée au plus près. Puissant.

04.09.2008

Mad Max

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Je lisais récemment* cette définition lapidaire de la musique dite easy-listening : "Genre de musique influencée par la société des loisirs en polyester de l'après-guerre américaine et ouest-européenne. A récemment fait son grand retour, conséquence de l'émergence d'une légion d'amateurs de plaisirs ironiques."

Aller voir "Mad Max" en 2008 en VO dans une salle de cinéma "Art et Essai" serait-il un "plaisir ironique". En tout cas, cela fait un peu bizarre, décalé ...

Bon, j'ai une excuse, je n'avais jamais vu le film. Et puis cela mérite d'être vu sur grand écran. Les paysages d'Australie, les grosses cylindrées, le suspense, la violence gratuite, l'atmosphère cheap de fin du monde ... Et on a droit à notre dose d'adrénaline. A part ça, c'est vrai que cela a vieilli, que c'est un peu débile, mais cela ne manque pas d'un certain charme.

Et à la limite, c'est moins débile et moins violent que le récent "Boulevard de la Mort" du très second degré Tarantino - lui aussi grand amateur de "plaisir ironique" !

* Dans l'excellent "MODULATIONS - Une histoire de la musique électronique" (Editions Allia).

27.08.2008

Valse avec Bachir

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Original : un documentaire sous la forme d'un dessin animé ! J'avais un peu peur, mais finalement cela passe bien, et c'est même plutôt pas mal foutu. Et puis cela permet au réalisateur de montrer des scènes de guerre telles qu'on lui raconte, ou telles qu'elles sont dans ses souvenirs. Car le film est autobiographique : un enquête sur ce que l'auteur a vécu au Liban lors de l'invasion en 1982 par l'armée israélienne, et qu'il a en grande partie chassé de sa mémoire.

Et le voici parti à la recherche de sa propre l'histoire, il retrouve ceux qui étaient à ses côtés dans l'armée (israélienne), va voir des journalistes, des historiens, des psy qui tentent d'expliquer pourquoi il ne se souvient plus de rien. Et petit à petit, avec une certaine nonchalance, le puzzle se reconstruit, du départ insouciant des soldats à ce fameux soir où l'armée israélienne assista sans réagir aux massacres de Sabra et Chatila par des milices phalangistes à Beyrouth. Instructif et intelligent.

21.08.2008

Dernière minute : avant-premières à La Scala

Retour.

Eh oui, la rentrée s'annonce. Le cinéma La Scala a réouvert ses portes depuis hier mercredi et annonce pour ce lundi 25 août pas moins de 4 films en avant-première (ce n'est pas sur le programme papier, et pas encore sur le site web).

A 18h30, "La ville de Sylvia", film espagnol prétexte à une déambulation dans ... Strasbourg. Et un film musical argentin sur d'anciennes gloires du tango, un peu j'imagine à la manière du "Buena Vista Social Club" de Wim Wenders sur la salsa : "Cafe de los Maestros".

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A 20h30, le dernier film d'Agnès Jaoui "Parlez-moi de la pluie" où l'inévitable couple Bacri-Jaoui est accompagné de Jamel Debbouze. Et un autre film documentaire musical "Young@Heart" où l'on suit des jeunots de 75 à 93 ans qui jouent en concert des morceaux de Radiohead, Clash, Sonic Youth and co.

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Tout ça dans le cadre de l'opération "Ciné-cool" : toutes les places à 4€ du 24 au 31 août dans les cinémas d'Alsace et de Lorraine.

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