21.04.2008

Zabriskie Point

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Il est plutôt exceptionnel de voir des reprises à l'affiche au cinéma à Thionville, alors autant en profiter. Surtout que nous avons affaire ici à un classique des années 70, un film emblématique de la période contestataire d'après 68. Le film commence par une AG mouvementée à l'université de Californie. On a tout de suite l'impression de se retrouver dans une ambiance comme on en fait plus au cinéma.

Los Angeles, noyé sous les publicités géantes, les gigantesques banlieues pavillonnaires où l'on vous promet le paradis. C'est la vision de l'Amérique consumériste d'Antonioni. Puis il emmène son héros dans le désert (la Vallée de la Mort), comme un retour aux sources. Oui il faut voir "Zabriskie Point" dans une salle. Antonioni avait tourné ce film pour MGM en couleur et Panavision et il faut un grand écran pour lui rendre honneur. Et le must est peut-être cette scène finale avec les explosions filmées au ralenti : une maison, une télévision, un frigo. Comme autant de happenings visuels sur une musique de Pink Floyd. Vous pouvez en avoir un aperçu ici sur YouTube, mais il n'y a rien à faire : il faut voir ça au cinéma !

17.04.2008

Garage

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Il ne faut pas se fier à l'affiche française du film (ci-dessus), ni à la bande-annonce, Garage n'est pas vraiment une comédie. C'est même un film franchement triste - même si on sourit un peu par moments. C'est pourquoi je préfère l'affiche originale :

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Un film triste, donc, et lent, extrêmement lent, où l'on parle peu, où il ne se passe pas grand chose. C'est l'histoire de Josie, un type qui tient une station-service dans un coin paumé d'Irlande. C'est aussi un peu le simplet du village, on l'aime bien, il est gentil, il ne ferait pas de mal à une mouche. On y parle de solitude, de ces endroits à la campagne où il n'y a pas grand chose à faire, où le sens de la communauté, la solidarité cèdent le pas à l'individualisme.

C'est simple, bien joué, et d'une grande justesse. Le genre de film où on s'embète un peu pendant la projection, mais dont on sort bouleversé et qui finit par vous hanter pendant plusieurs jours.

13.04.2008

A bord du Darjeeling Limited

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Je suis finalement allé le voir, ce film dont tout le monde dit du bien. Les critiques adorent, j'ai des amis qui ont trouvé ça génial, Fernand-Joseph Meyer (ancien président de Ciné-Essai, l'association qui gérait La Scala, et chroniqueur à La Semaine) a beaucoup aimé. Jusqu'à ma chère et tendre qui m'a viré de la maison : "il faut absolement que tu ailles le voir !".

C'est peut-être parce que je m'attendais trop à bien, mais j'ai pas accroché du tout. Trois crétins qui font un voyage en Inde - le seul intérêt, c'est qu'on voit des images de l'Inde. Cela ne m'a pas amusé, cela ne m'a pas ému (ce sont les deux buts recherchés du film), bref j'étais consterné. A oublier vite fait.

08.04.2008

Quatre minutes

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On m'avait dit qu'il fallait absolument aller voir ce film. Au début je me dis, ouh la la, on dirait "Les choristes", avec cette histoire de vielle dame qui donne des cours de piano à des prisonnières, en particulier à l'une d'entre elles, particulièrement rebelle ... et particulièrement douée. Mais on n'est pas dans le même tonneau. Très vite on est pris par l'histoire, par la tension qui se dégage et qui ne vous laisse jamais tranquille. Et on sort un peu groggy de la salle.

Du vrai bon cinéma, avec en sus des images superbes et deux actrices extraordinaires. Les allemands continuent de nous faire des bons films ...

04.04.2008

Dernière minute : film et débat sur l'autisme à La Scala

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Petite info de dernière minute qui n'est pas indiqué sur le programme papier de La Scala : mercredi 9 à 20h30, avec la diffusion du film "Ben X" qui traite du sujet, aura lieu un débat sur l'autisme. Seront présentes : Mme le Docteur CORROY, Chef du service pédopsychiatrie de Thionville; Mme FRANOZ, Présidente de l'association ENVOL LORRAINE et Mme SCHAUB, Présidente de l'association AUTISME MOSELLE.

27.03.2008

Soyez sympas, rembobinez - Les toilettes du pape

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Michel Gondry, célébre clippeur ne fait pas des films de clippeur, contrairement à ce que font beaucoup de "vrais" cinéastes. Lui peut se permettre de laisser libre cours à ses délires - mais il arrive à tenir sur la longueur. J'avais beaucoup aimé ses deux précédents longs métrages "Eternal Sunshine of the Spotless Mind" et "La Science des rêves" où il nous plongeait dans un monde surréaliste et attachant. Il continue dans la même veine avec "Soyez sympa, rembobinez", même si le registre est ici plus léger. Le film est un hommage à la cassette vidéo, aux films de série Z faits "à la maison", à la convivialité. C'est surtout un film où on rit, où on est heureux - un film potache, un brin déjanté. L'action se passe dans une banlieue de New-York, où le cinéaste essaie de faire surgir un peu d'humanité, un peu dans l'esprit de "Smoke" (écrit par Paul Auster), mais en beaucoup moins prétentieux. Et puis on y cause de Fats Waller (le jazzman), et on retrouve le sourire de Mia Farrow. Que demander de mieux.

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J'ai profité d'une escapade pascale à la capitale pour aller voir ce film confidentiel uruguayen (oui, ça existe) : "Les Toilettes du Pape". Derrière ce titre un peu débile se cache l'histoire d'un type qui essaie de s'en sortir (financièrement) en construisant des toilettes pour les louer aux pélerins lors de la visite de Jean-Paul II dans sa ville (donc le titre est pas si débile !). Finalement ça ne marchera pas, mais le chemin pour en arriver là aura changé pas mal de choses. C'est dans la veine de Ken Loach à la sauce sud-américaine, c'est fait avec trois bouts de ficelle, les acteurs, presque tous amateurs, sont excellents. Une petite comédie pleine d'oxygène.

04.03.2008

Thionville à l'heure mexicaine

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Photo : Pierre Grosbois

C'est demain la première de la nouvelle création de Laurent Gutmann au Centre Dramatique Thionville Lorraine : "Je suis tombé" d'après le livre de Malcolm Lowry "Au-dessous du volcan". l'histoire se passe au Mexique, et comme l'année dernière pour la pièce "Chants d'Adieu" et le japon, des animations sont proposés autour de l'événement.

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D'abord 3 films mexicains sont programmés au cinéma La Scala : 2 films récents "Les paupières bleues" d'Ersnesto Contreras et "Nicotina" de Hugo Rodriguez, ainsi qu'un film de 1960 "Macario" de Roberto Gavaldon. Petit problème, les films ne sont programmés que pour quelques séances l'après-midi (il y en a quand-même le week-end)- autant dire que très peu de gens les verront. A se demander à quoi ça sert ! C'est pour les stats ?

Et puis lundi prochain 10 mars, l'Auberge du Spectateur accueillera Laurent Gutmann (qui d'ailleurs est toujours présent lors de ces rencontres) et Ludovic Rivalan, vidéaste, qui a participé à l'élaboration de "Je suis tombé". Le thème sera "Théâtre et nouvelles technologies".

"Je suis tombé" au Théatre en Bois - du 5 au 14 mars - www.cdtl.fr

There will be blood

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2h40 : je l'ai déjà dit, j'ai beaucoup de mal à aller au cinéma pour des films de plus de 2h. Et puis je m'en voulais d'avoir raté "La Graine et le Mulet". J'avais bien aimé les précédents films de  Paul Thomas Anderson "Magnolia" et "Punch Drunk Love" (bien déjanté, celui-là). Et les critiques sont excellentes. Donc va pour "There Will Be Blood".

C'est une grande fresque au début du siècle dernier chez les pionniers du pétrole aux Etats-Unis. La reconstitution est superbe, les acteurs extraordinaires (Daniel Day-Lewis a eu l'oscar), de belles images, de l'intensité, ... Bref, tout pour plaire. Et pourtant, qu'est-ce que je me suis ennuyé ... Un peu comme pour les films de Scorsese (que j'ai arrêté d'aller voir), je trouve ça long, pénible, ... Et puis c'est vrai que j'ai du mal à comprendre qu'on arrive à rentrer dans un film où le personnage principal est plutôt un sale type.

28.02.2008

Didine

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Un peu de légereté et de douceur dans ce monde de brutes. C'est Didine, ce que l'on appelle une comédie romantique. Mais rien à voir avec les grosses productions genre avec Richard Gere et Julia Roberts un peu indigestes. C'est fin, sucré, un peu acidulé. On s'amuse bien, et Géraldine Pailhas est tellement jolie ...

07.02.2008

Juno

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"Juno", c'est l'histoire d'une jeune fille de 16 ans qui tombe enceinte. C'est mignon, un peu politiquement incorrect. Au début, on dirait un film d'ados américain de plus, et puis on se laisse prendre. Les personnages (les acteurs) sont tous extras. C'est un peu cucul, mais c'est vraiment chouette.

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